Canada, Carnet de voyage

[PVT] Canada. HelpX dans une érablière Chapitre 1 : préparation de la récolte des érables

Découvrir et participer au processus de production du sirop d’érable était un de mes objectifs en venant en fin d’hiver au Québec. Ce sirop si emblématique, ces arbres si populaires grâce à leurs couleurs d’automne, et cette neige si présente dans notre imaginaire.

Et bien c’est chose faite ! Grâce à un HelpX de 6 semaines dans une famille possédant une érablière dans les environs de la ville de Québec, j’ai pu profiter du temps des suc’ presque dans son intégralité. Cet objectif me tenant à coeur, j’ai eu envie de vous détailler ce processus au maximum, et ainsi vous montrer tout cela en image.

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Bon, entre nous, porter une chemise à carreau rouge c’était aussi un objectif aha

Tout d’abord, un point vocabulaire

Bassin : C’est un bassin récolteur installé le long des tuyaux.

Bouilleuse : Bac dans lesquels l’eau d’érable est chauffée jusqu’à produire le sirop, aussi appelée évaporateur.

Cabane à suc’ (sucre): Endroit où se trouve la bouilleuse et où est donc produit le sirop d’érable.

Chalumeau : Le petit bec verseur inséré dans l’entaille de l’arbre et où coulera l’eau d’érable.

Chaudière : Seau (ou siot) accroché sous le chalumeau où est récolté l’eau d’érable qui goutte.

Eau d’érable : Eau qui circule au sein de l’arbre afin de relancer son métabolisme et ainsi de nouveau finir par se parer de feuilles. Cette eau va, avec l’arrivée du printemps et des températures positives) se charger en sucre (2 à 4.5 %) grâce à la transformation, par des enzymes, de l’amidon stocké dans les racines.

Entaille : Trou percé mécaniquement dans l’arbre afin que l’eau d’érable puisse s’écouler de l’arbre par gravité.

Sève : Contrairement à l’eau d’érable, la sève est fortement chargée en nutriments (et en minéraux organiques complexes) afin de permettre le développement des bourgeons et des feuilles. La sève ne remonte dans l’arbre que lorsque le métabolisme de l’arbre est relancé, ce qui marque la fin de la saison des sucres. En effet, la sève récoltée, si elle est bouillie, donnera un sirop plus amer. Ce sirop est appelé sirop de sève ou sirop de bourgeons.

Sirop d’érable : Obtenu après bouillage de l’eau d’érable (à 7°F au-dessus du point d’ébullition de l’eau).

Sirotier : Petite poche dans lequel est récupéré puis refiltré le sirop d’érable.

 

L’érableraie

Gros scoop : pour pouvoir produire du sirop d’érable, l’élément primordial c’est d’avoir … des érables ! Wahou, surprenant n’est-ce pas ?

Les érables sont naturellement présents depuis des siècles sur le territoire canadien, et particulièrement au Québec. Les peuples autochtones ont été les premiers (du moins documentés) à utiliser l’eau d’érable et produire du sirop, avant que les colons ne s’emparent de ce savoir-faire (et l’utilise pour éviter de mourir du scorbut). Il existe d’ailleurs plusieurs légendes, qui diffèrent selon la nation, sur la découverte du sirop : observation d’un écureuil cassant une branche d’érable pour s’abreuver de l’eau, chiens qui lécheraient les branches d’érables cassés, faire bouillir l’eau d’érable pour éviter la paresse des hommes qui buvaient trop et trop vite d’eau d’érable, grand-mère préférant l’eau d’érable chaude mais qui s’endormit en la faisant réchauffé et donc se réveilla plusieurs heures plus tard avec un sirop d’érable épais et sucré, observation d’un écureuil qui attendait que le soleil chauffe l’eau d’érable ayant coulée au pied de l’arbre, utilisation de l’eau pour faire cuir de la viande, et tant d’autres encore …

La production de sirop existait donc bien avant l’exploitation intensive de la nature, il est donc normal de trouver beaucoup de forêts d’érables naturelles au Canada.

Sachant qu’un érable peut vivre 300 ans (pour un érable à sucre) tout en continuant de produire de l’eau d’érable à chaque printemps, il est intéressant de préserver ces arbres. Toutefois, avec l’exploitation à grande échelle des érables, il est maintenant commun de voir des replantages d’arbres. Il convient alors apparemment de respecter une distance de 6 pieds entre les érables (soit environ 1,80 m) pour éviter qu’ils ne se fassent concurrence. Toutefois, si on observe une forêt naturelle, on observe que cette règle est parfois mise à mal sans que cela n’impacte les productions.

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La fameuse cabane au Canada ?
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Vue sur la cabane à sucre
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Droit dans les érables !
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A droite ? A gauche ? Devant ? Des érables. Partout.

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Se rendre au bois

A l’heure actuelle, pour se rendre dans les érableraies, ce sont des skidoos (motoneige) ou des 4 roues équipées de chaînes qui sont utilisés. Avant l’avènement des motoneiges (et du pétrole), ce sont des chevaux qui étaient utilisés afin de monter aux bois. Ils étaient équipés de raquettes sur leurs pattes avant, et de feutre sur leurs pattes arrières pour faciliter leur déplacement dans la neige (loin de moi l’idée de dire que cette solution est toute rose, parfaite et que c’était mieux avant hein, l’exploitation des animaux ne doit jamais pas être anecdotique dans nos conceptions de société).

Dans notre cas, l’érableraie et la cabane à sucre se situent à environ 10 km de l’habitation des hôtes. Nous utilisons donc un « 4 roues » équipé de chaînes, et nous mettons environ 30 minutes à chaque trajet. Afin de pouvoir emmener encore plus de personnes d’un coup, les hôtes utilisent un traineau tracté par le 4 roues. Comme vous pouvez l’imaginer, on est donc loin du calme du bois, et de l’air pur. En effet, ce type d’engins, c’est bruyant, et ça crachotte non seulement de la neige (coucou les longues minutes passées sous une bâche dans le traineau aha) mais surtout des gaz d’échappement. Au-delà de la praticité et de la simplicité de l’utilisation de ces engins motorisés, il y a un véritable attrait pour le fait d’utiliser les motoneiges en tant que transport de loisirs pour se balader dans les bois en hiver, comme peuvent l’être les motos. Il y a des pistes de skidoos aménagés sur des centaines de kilomètres à travers le Québec, entrainant ainsi bruit et pollution…

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Skidoo à travers les bois !
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Gros moteur et grosses chaines.

 

Jpeg

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Entailler les érables

Il existe 3 types d’érables dont on récolte l’eau, leur répartition naturelle sur le territoire étant notamment liée aux conditions atmosphériques (plus ou moins d’humidité) et le type de sol.

Erables à sucre = son nom vous aura mis sur la voie, c’est bien l’érable le plus répandu et utilisé pour produire du sirop d’érable.

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C’est comme le Port-Salut !

Erables rouges/de la plaine = c’est l’érable dont la feuille nous rappelle le drapeau canadien. Ces érables produisent plus d’eau, mais elle est moins sucrée que pour les autres espèces. Pouvant vivre dans des milieux assez différents, ces érables sont très communs en Amérique du Nord. Son sirop est également plus foncé que celui de l’érable à sucre, avec une teinte rougeâtre.

Erables noirs =  c’est un érable moins répandu que les deux autres, puisqu’il se concentre dans la partie la plus au sud du Québec (pas plus haut que Montréal). Pour mon hôte, c’est l’érable qu’elle considère comme le vrai érable à sucre.

Un érable n’est entaillable qu’à partir d’une certaine taille : un diamètre à hauteur de poitrine de 6 pouces et demi (environ 20 cm) pour la méthode traditionnelle, ou 8 pouces (soit environ 25 cm) pour la méthode des tubages ou « vaccum ».

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Des dizaines d’années d’entailles …

Cette taille est en générale atteinte pour un érable entre 30 et 40 ans. Plus le diamètre de l’arbre est important, plus le nombre d’entailles simultanées sur un même arbre est grand, 4 entailles m’a semblé être le maximum.

Aparté sur les méthodes de récolte de l’érable

Personnellement, mon HelpX s’est déroulé dans une érablière qui utilise la méthode traditionnelle. Toutefois, de nombreuses érablières sont désormais équipées de « tubulures », ou « vaccum » qui sont en réalités des tuyaux directement insérés via  une petite entaille dans l’écorce des arbres. Ces tuyaux acheminent ensuite directement l’eau d’érable jusqu’aux bassins pour le bouillage, grâce notamment à un système de pompage de l’eau d’érable. Ainsi, contrairement à la méthode traditionnelle, plus d’eau est récoltée car l’aspiration va au-delà de ce qui coulerait par simple gravité par une entaille. Cette méthode bien que parfois controversée sur plusieurs thématiques (épuisement des arbres, composés plastiques qui migreraient dans l’eau d’érable lors du chauffage des tuyaux par le soleil, déchets liés au changement de tubulures tous les 10 à 15 ans, ) est désormais la plus employée puisque qu’environ 98% de la production de sirop québécoise est obtenue par cette méthode.

Il est certain que le développement de cette technique a permis d’alléger la pénibilité de ce travail, en effet, entailler les érables, installer chalumeaux/chaudières/couvercles, porter les chaudières lors de la récolte, installer les réseaux de tuyaux achemineurs, etc., le tout en raquettes dans la neige, tout ça fatigue le dos, les bras et les jambes. Alors, dans des érablières de plusieurs dizaines de milliers d’entailles, ce n’est pas négligeable pour les travailleureuses.

Toutefois, il serait naïf de penser que c’est la seule (et peut-être vraie) raison du développement des tubulures. En effet, dans un monde productiviste et capitaliste, c’est le profit qui guide la bonne marche d’une entreprise, et le moyen le plus simple de l’augmenter est de réduire les coûts, or un des postes de dépenses le plus important est la main d’œuvre. Installer les tubulures, puis en faire la maintenance, et suivre le bouillage du sirop automatisé demande moins de mains d’œuvre, va plus vite et permet récolter plus d’eau d’érable (aspiration par pompage vs fonctionnement naturel de l’arbre).

Une fois l’entaillé réalisée, on installe un chalumeau, puis on accroche dessous une chaudière et on termine par un couvercle. Ce dernier va permettre de protéger l’eau d’érable récoltée d’être salie par des branchages, mais également afin de limiter les chutes de neige directement dans la chaudière qui pourrait ainsi diluer l’eau d’érable.

Selon la taille de l’arbre entaillé et donc selon sa supposée capacité à produire de l’eau d’érable, 3 types de chaudières étaient utilisées dans l’érablière où j’étais : capacité de 1 gallon (soit environ 4 litres), 2 gallons ou 2.5 gallons.

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Un petit trou !
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Un petit coup de marteau !
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Une chaudière et un couvercle !
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Et hop, c’est prêt !

Pour informations, cette année nous avons réalisés 1768 entailles, vous devez donc vous imaginer 1768 trous dans l’écorce, 1768 chalumeaux d’installés, 1768 de chaudières accrochées (et donc à ramasser) et 1768 couvercles posés (bon en réalité bien plus car certains se sont envolés et donc ont dû être remplacés, mais vous voyez l’idée). Et à cela n’oublions pas les dizaines de kilomètres parcourus en raquette pour installer tout cela et vérifier les couvercles !

Construire les lignes

Afin de faciliter la récolte des chaudières pleines d’eau d’érable, mes hôtes construisent chaque année un réseau de tuyaux permettant d’acheminer l’eau d’érable jusqu’à la cabane à sucre où le sirop sera bouilli. Le long de ces lignes de tuyaux, des bassins récolteurs avec filtres sont installés, c’est dans ceux-ci que nous déversons nos chaudières (ou plutôt notre seau dans lequel nous versons nous chaudière, mais je vous expliquerai mieux tout ça plus tard).

Dans une érablière avec tubulures, les tuyaux insérés dans les arbres sont tous connectés entre eux et la cabane à sucre. L’eau d’érable est donc pompée et directement envoyée au bouillage par les mêmes tuyaux.

L’installation des tuyaux est rendu fastidieuse pour plusieurs raisons :

1/ l’installation temporaire des tuyaux

Qui dit saison des sucres, dit installation temporaire, dit installation montable/démontable. Ainsi, construire les lignes s’apparente à un jeu de construction où l’on embrique les tuyaux les uns dans les autres. On applique ensuite un espèce d’adhésif épais qui maintiendra les tuyaux ensuite. Ce « tape » nous sert également lorsque des fuites sont repérés le long des tuyaux. C’est assez de bric et de broc comme technique, mais ça fonctionne pas si mal en bout de ligne !

Cette installation est temporaire pour plusieurs raisons : la présence d’animaux dans les bois qui peuvent endommager les tuyaux, la saisonnalité de l’activité qui laisse ensuite place au débroussaillage et à l’exploitation du bois/arbres, limitation du risque d’usure des tuyaux soumis à des conditions climatiques très changeantes (forte chaleur d’été, fortes pluies à l’automne et nombreuses chutes de neige en hiver), etc.

2/ la topographie du terrain

Et bien non, une forêt ce n’est pas tout plat, en tout cas, pas l’érableraie que j’ai arpenté en large en travers. Alors, il faut composer avec les buttes et les creux, car bien entendu afin d’acheminer l’eau d’érable récoltée jusqu’à la cabane à sucre, il est nécessaire de garder une pente régulière (pour éviter que l’eau arrive avec trop de vitesse, donc trop de force et donc qu’elle brise la continuité des lignes).

3/ la plus belle mais aussi incertaine des composantes : la neige

Asseyez-vous les enfants pour que je vous raconte l’histoire de l’hiver québécois. Décembre s’invite chaque année au Québec avec sa meilleure amie : la neige (bon en réalité, elle s’invite surtout avec Janvier, mais aussi parfois avec Novembre voir Octobre, mais ça fait moins conte de Noël). Ainsi, elle se dépose pendant tout l’hiver partout sur les sols québécois, sur une épaisseur non négligeable. Mais la neige a aussi son petit caractère, et l’amitié n’est pas aussi douce avec avril, mai (et ne parlons pas de juin et juillet, ça risquerait de la mettre en colère)(même siii on est jamais à l’abri de rien aha). Alors parfois, durant cette période, elle décide de se faire discrètement la malle, en fondant. Et là c’est le DRAME ! Car oui, si vos tuyaux ne sont pas bien fixés, et bien … ils se cassent tout bonnement la gueule. Alors, il est nécessaire de les accrocher régulièrement le long des lignes, soit à des vrais arbres (la meilleure solution) soit à des bouts de bois enfoncés dans le sol.

 Préparer du bois de chauffage

En effet, une fois l’eau d’érable récoltée et acheminée à la cabane à sucre, il est nécessaire de le bouillir le sirop. Dans l’érablière où j’étais, ce bouillage se faisait au feu de bois. Il est donc nécessaire au cours de l’année d’avoir stocker du bois, de l’avoir fait séché et de l’avoir rangé à proximité de la bouilleuse.

Désormais, d’autres techniques de chauffage sont utilisées : à l’huile, électrique ou mazout. L’osmose inverse peut également être utilisée comme une étape intermédiaire. Chaque méthode s’accompagne de ses soutiens ou ses contradicteur-ices, et je n’ai pas suffisamment de connaissances pour pouvoir en dire plus. Cependant, l’utilisation d’autres méthodes, entraine évidemment d’autres étapes de préparation au bouillage et à la récolte (stockage du combustible, installations, etc.).

Dans l’érablière où j’ai effectué mon HelpX, 10 à 15 cordes de bois sont utilisés par printemps afin de procéder au bouillage. Il faut savoir qu’une corde de bois représente du bois sur 4 pieds (env 1,20m) de haut, 8 pieds (env. 2,40m) de large et 2 pieds (env. 60 cm) de longueur des buches de bois. Difficile de vraiment se représenter la chose, mais je crois qu’on peut se mettre d’accord que ça fait un paquet de bois !

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Le stock de bois est biiiiien plus grand que ce que l’on voit
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Chauffage au bois.

Et au final, vous comprenez bien que cette étape a finalement commencé bien avant la saison des sucres afin que le stock de bois soit bien prêt au temps voulu.

Vérifier que tout est en place dans le bois…

Et oui, la dernière étape (ou presque) avant de lancer la récolte, c’est de vérifier que tout soit en place pour que la récolte des chaudières, le dépôt d’eau dans les bassins, l’écoulement de l’eau dans les tuyaux et l’arrivée dans le bassin général de la cabane à sucre se passent au mieux.

Il faut alors vérifier que tous les chalumeaux/chaudières/couvercles sont en place, que les bassins intermédiaires sont bien enclenchés dans les tuyaux (histoire que l’eau d’érable ne se déverse pas dans la neige), que tous les bassins soient équipés de filtres, que le filtre du bassin général soit installé, que tous les tuyaux soient connectés, et surtout, que les tuyaux soient bien dégagés de la neige. En effet, il est nécessaire de pelleter la neige pour découvrir les tuyaux qui auraient pu être recouverts par un ou plusieurs épisodes neigeux. Libérer les tuyaux permet d’éviter que l’eau puisse geler dans les tuyaux et donc entrainer par la suite des cassures.

Et je vous assure qu’il y a de quoi déneiger  …

 

… Mais aussi dans la cabane à sucre !

En effet, il est également nécessaire de vérifier que tout le matériel pour bouillir le sirop est lavé, installé et prêt à être utilisé !

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Bouilleuse prête pour accueillir le sirop !
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Le petit camp pour se réchauffer et se reposer

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Raquettes prêtes !

 

La suite dans le prochain article. On entrera vraiment au cœur de la récolte, enfin … après l’étape la plus importante de toute cette saison des sucres !! (Quel aménagement de suspens aha).

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7 réflexions au sujet de “[PVT] Canada. HelpX dans une érablière Chapitre 1 : préparation de la récolte des érables”

  1. Bonjour,
    Merci beaucoup pour cet excellent reportage, j’apprends plein de choses fantastiques, il me tarde de connaître la suite.
    Bon séjour, et encore d’autres articles aussi passionnants
    Corinne

  2. Merci, c’était super intéressant, je ne savais pas du tout comment cela fonctionnait ! Il n’y a pas vraiment d’érablière ici.

    1. Merci beaucoup ! Oui la majorité des érablières sont au Québec, il y en a aussi en Ontario et au Nouveau Branswick et un tout petit peu à l’ouest, mais le Québec reste champion toute catégorie aha !

  3. La chemise à carreaux c’est la baaase ! Si tu as la possibilité avant de partir, elles sont pas données (c’est mieux de les avoir en solde) mais la chemise à carreaux de chez Roots est géniale. Elle est tellement chaude !

    1. Je note, je note, je note 😋 Je jeterais aussi des coups d’œil dans les friperies si jamais, après je ne sais pas si ça me colle bien au teint 😂😂

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