Réflexions, Sur l'hyperphagie

[TCA] Chapitre 3-a: 10 choses (plus ou moins) négatives liées à l’hyperphagie

Aujourd’hui, je suis incapable d’écrire le dernier chapitre de ma trilogie sur l’hyperphagie. Parce que ce dernier porterait sur la guérison, et qu’aujourd’hui, je n’en ai pris que le chemin, ou alors, peut-être que ce chapitre ne sera jamais réellement clôt. Pourtant, je n’ai pas envie d’arrêter d’écrire sur ce sujet, et, en réalité, chacun des articles supplémentaires sera une sous-partie de ce grand chapitre. Chacun des articles qui verra le jour, comme les précédents, sera un pas de plus vers la guérison.

Aujourd’hui, je vais donc parler de ce que l’hyperphagie m’a fait vivre de négatif, mais également ce qui à une époque m’était confortable. Le tout sous forme de listes, parce que mon amour des listes est ce qu’il y a de plus intense (avec mon amour pour l’houmous).

 

5 choses que j’ai détesté/ je déteste

  • Mentir

Bien sûr il y avait les mensonges habituels, « non ce n’est pas moi qui ai vidé les placards », « non je n’ai pas faim », « oui moi aussi j’ai faim je n’ai pas mangé depuis ce matin » (alors que j’ai encore le goût de la crise d’il y a quelques minutes dans la bouche), et tant d’autres …

Mais tous n’étaient que symptômes d’un mensonge plus gros, plus complexe, plus développé. Celui d’un masque porté en permanence, le masque d’une personne un peu complexée mais sans plus, d’une personne joviale. D’une personne forte aussi, positive, qui ne craque pas, qui avance. Le masque du « tout va bien ».

Alors que l’intérieur n’était que tsunamis et fuites, il fallait donner le change, laisser penser que ce n’était pas si grave, pas si important. Sous contrôle. Ne pas laisser transparaître les peurs, les douleurs, les émotions, les envies, les convictions. Ne jamais vraiment affirmer  qui j’étais.

Aujourd’hui encore, j’ai le sentiment qu’on me connaît pas. Comme si j’avais tellement caché que celle que je suis n’a jamais été vraiment cernée, jamais vraiment rencontrée. Comme si j’avais tellement bien donné le change qu’aujourd’hui tout le monde semble surpris de qui je suis, alors que j’ai le sentiment d’avoir toujours été comme ça.

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Laisser tomber le masque ?
  • Le sentiment de honte et d’illégitimité

C’est sans doute le point le plus douloureux. Parce que c’est sans doute celui qui est le plus ancré, celui dont je doute pouvoir totalement me défaire un jour tant il est développé.

Je dois tout de même souligner que ce sentiment n’est pas lié à l’hyperphagie, du moins pas directement. Parce qu’en réalité, la majorité des gens se fichent complètement si vous souffrez ou si vous avez des difficultés psychiques (tant que ça ne les touche pas), parce contre ce qui n’est pas apprécié, c’est un corps gros. Ce dont vous devez avoir honte c’est de vos kilos, ce qui vous rend illégitime c’est votre apparence physique.

Avoir honte c’est facile : partout il est facile de lire que votre corps est moche (et encore c’est le qualificatif le plus sympathique…), qu’il est flasque, qu’il est malade, qu’il est inapte, qu’il faut le changer. A tout prix. On va même vous marteler des solutions au mieux inefficaces au pire dangereuses, on va vous trouver plein d’occasions pour maigrir (les 2-3 kilos avant ou après le fêtes, avant ou après la plage, pendant ou après la grossesse, etc., etc.) et surtout on va vous blâmer et vous culpabiliser. En permanence. Alors évidemment, qu’entre moqueries et injonctions, vous pouvez aisément avoir honte. Détester ce corps. Vous détester.

Ca a été mon cas. C’est encore le cas. Il est très difficile de changer de regard sur soi, et souvent, nous sommes avons le regard le plus violent et intransigeant. Les personnes qui déversent leur haine sur les grosse.s à coups d’insultes ne font que marcher sur un sentier d’insultes et de méchancetés que nous grosse.s avons déjà tracé (et ouaip les génies vous n’êtes que de pitoyables perroquets). Aujourd’hui, j’essaye de changer ce jugement, mais c’est difficile de lutter contre des années de détestation intériorisée. Alors, c’est long, peut-être même impossible, mais j’essaye.

A cette honte, j’ai couplé un très fort sentiment d’illégitimité. Dans beaucoup de situations, je ne me sentais pas à ma place, déplacée, en trop. Et comme je le disais dans un article précédent, la (non)représentativité joue un rôle majeur dans le développement de ce sentiment. Comment se sentir capable lorsque vous ne voyez qu’un seul type de corps dans de multiples situations ?

Alors je me suis longtemps tenue à distance d’une multitude de choses ou je les faisais avec une profonde gène malgré mes envies et le plaisir procuré : des activités sportives, du bénévolat (ah bah être gros.se et côtoyer des personnes qui ne mangent pas à leur faim…) , donner mon sang (ah bah oui t’es gros.se donc tu vas donner un sang de mauvaise qualité…), entrer dans certains magasins, aller à certains évènements festifs, aller dans certains restaurants, etc.

Encore aujourd’hui ce sentiment est là. Toujours intense. Malgré certaines victoires, tout ceci reste profondément ancré.

 

  • Me retrouver seule dans le combat

Des années d’errances, des années de minimisation, des années de déni. Des années de solitude à avoir le sentiment que je suis bizarre, anormale, nulle. Des années sans que personne ne comprenne, ou même juste, ne cherche à comprendre. Des années sans explications, sans mots, sans solutions. Et puis, une rencontre. Puis deux. Puis trois, dix. Des témoignages, des articles, des livres. Puis des ressemblances, des échanges et du soutien.

Pourtant, malgré tout, ça n’a pas été suffisant pour mettre fin à tout cela.

Aujourd’hui, à froid, j’en veux à cette société qui a accentué les frustrations et a nourri les TCA, car sous couvert de (fausses) bonnes intentions (« c’est pour ton bien »), elle blâme, méprise et enfonce des personnes souvent déjà fragiles. Mais j’en veux aussi beaucoup au corps médical qui n’a jamais essayé de comprendre, qui n’a jamais proposé autre chose. Je me dis que j’aurais perdu moins de temps.

Ou pas.

Parce que depuis 4 ans j’ai des mots pour m’aider, des personnes qui me comprennent. Et surtout, j’ai compris qu’un énorme travail sur moi-même était nécessaire. Pourtant, je n’arrive pas à franchir le cap de rencontrer un professionnel (un psy en l’occurrence), alors que je le conseillerais sans doute à n’importe qui d’autre. Et notamment aux professionnels de santé qui rencontrent des patients qui présentent des signes de TCA (variation de poids, perte ou gain important, marques caractéristiques de vomissements répétés, etc.). Peut-être que certain.e.s patient.e.s déclineront, mais d’autres peuvent accepter et cela peut tout changer.

Dans mon cas, j’aurais peut-être accepté. Ou non. Puisque aujourd’hui j’ai quelque chose au fond du bide qui m’en empêche. Je dirais que j’ai envie de m’en sortir seule, une espèce de part égocentrique, un combat pour moi-même dans lequel je veux triompher (ce que, avec du recul, je trouve bien naze m’enfin). Pourtant, au fond, c’est sans doute la peur et l’illégitimité qui me retiennent. Peur de devoir parler, peur de ce qui pourraient sortir. Peur de perdre ce qui m’a accompagné voir défini pendant tant d’années. Et puis, la peur de ne pas mériter cette aide. Parfois, je me dis souvent que d’autres vont beaucoup plus mal, j’ai donc encore bien des traces de culpabilisation et de dévalorisation inculquées par la société, vous savez le fameux « avec un peu de volonté ».

 

  • Le temps perdu

C’est sans doute le point que j’ai le plus de mal à accepter, voire que je n’accepterai jamais. Celui d’avoir perdu autant de temps. C’est un constat qui me laisse profondément amère, profondément en colère. Tout ce temps à me débattre sans comprendre contre quoi je luttais. Tout ce temps pour détricoter toutes les merdes culpabilisantes et destructrices qu’on m’a mise dans la tête (et dans les vôtres). Tout ce temps à ne pas oser, à fuir, à reculer, à avoir peur. Tout ce temps à taire mes ressentis, à me taire tout court. Tout ce temps à me punir plutôt qu’à faire ce que j’aime. Tout ce temps.

Tout ce temps qui ne reviendra jamais. Des années de luttes, de chutes, de « je ferais ça quand je serais mince », à s’interdire ou saboter des bonheurs. Bref, des années à vivre sur la pointe des pieds, à ne pas vivre pleinement.

Et c’est pour cela que je trouve un peu stupide de ne pas consulter un professionnel, parce qu’au final, je continue de me débattre avec moi-même, alors que, peut-être, avec une aide extérieure, les choses avanceraient plus rapidement. Ou plus aisément.

 

  • La perte d’insouciance face à la nourriture

Aujourd’hui, il m’est impossible d’être sereine en mangeant seule. Soit c’est un moment douloureux parce que je suis en pleine crise, que je mange avec tellement de culpabilité et de dégoût que j’en ai les larmes aux yeux. Soit c’est un moment d’angoisse que j’essaye de noyer avec des distractions parfois farfelues. Soit c’est un moment de crainte parce que je guette le moment où tout peut déraper. Bref, difficile de voir ça comme un moment agréable, lorsqu’on l’assimile à la quête éternelle d’une réconfort impossible.

Et je me demande si un jour je trouverais une insouciance face aux repas. Sans angoisses, sans anticipation, sans calculs. Manger sans ma tête.

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Petit bout de gâteau et gros stress.

En ce moment je réalise des exercices pour apprivoiser un certain nombre de choses autour des repas, et je réalise justement à quel point manger n’est pas un acte anodin et enthousiasmant, que ce n’est pas juste le résultat d’une sensation physique, mais que tout cela est associé à tout un bagage émotionnel et cérébral. Un très lourd bagage. Genre une bien trop grosse malle. Ou deux. Ou dix. Bref, du lourd.

 

5 choses que je trouvais confortables … mais qui n’étaient qu’un leurre

Les points qui vont être abordés ici ne sont pas dissociables de la conséquence visible de mon hyperphagie : mon gros corps.

  • Me tenir à distance des autres

Comme je l’ai déjà répété, un corps gros c’est souvent associé à l’idée d’un corps moche. Qui n’a jamais entendu un « c’est dommage avec un si joli visage » ou « t’es joli.e pour un.e gros.se ». Et avec ce cortège de jugement esthétique, vient les idées préconçues sur vos possibles traits de caractère, souvent négatives. En somme, les gro.sse.s c’est pas attirant.

Etant dotée d’une carapace aussi épaisse que la longueur de la muraille de Chine (et un sens de l’euphémisme très développé), je voyais cette dépréciation des gro.sse.s comme une aubaine, comme un moyen de me protéger des autres, et quelque part de faire un premier tri sur les personnes à fréquenter ou non.

Avec le temps, j’ai surtout compris que c’est moi qui m’en servait comme d’une excuse pour fuir les autres. Pour ne pas me mettre en position de vulnérabilité, pour ne pas montrer qui j’étais, pour ne pas prendre le risque de ressentir des émotions (positives ou négatives). Et c’est bien dommage, parce que je suis sans doute passer à côté de beaucoup de beaux moments et de belles personnes.

Aujourd’hui, cet aspect là ne m’est donc plus du tout confortable, car outre le fait que ça ne fonctionne pas vraiment (coucou harcèlement de rue, coucou le premier tri qui laisse passer des personnes abjectes), je suis peinée de voir combien je peux être bloquée dans mes interactions avec les autres, et surtout, à quel point cette fuite m’attriste et ne correspond pas à mes envies profondes.

 

  • Justifier ma peur d’oser

Encore une fois, ce n’est pas tellement lié au TCA, mais plutôt au corps et au poids, et donc aux limites imposées par la honte et l’illégitimité induite par la société.

Et si je suis honnête, au-delà de l’injustice et des frustrations que je ressentais, je trouvais tout de même un certain confort là-dedans. Parce que, oui mine de rien, au moins je ne prenais pas de risque, et notamment pas le risque d’échouer.

C’était parfois confortable de me dire « à quoi bon, tu ne peux pas tu es grosse », alors que j’aurais au moins pu essayer. Sans doute que cela entretenait un état d’esprit plaintif et dépréciatif, dans lequel j’étais empêtrée.

Aujourd’hui, je pense avoir vraiment dépasser ce cap là, et bien qu’oser découvrir est encore un effort, ce n’est plus inconfortable. C’est un risque, pas toujours payant ou heureux, mais rien que le fait d’essayer me procure une satisfaction bien plus agréable que tout les cocons de peurs que je pouvais avoir.

 

  • Ne pas affirmer mes convictions/émotions

Le développement de mon hyperphagie est intimement lié à une incapacité de gérer sereinement mes émotions. C’est quand même pas des plus pratiques lorsqu’on est quelqu’un de sensible, très sensible même. Lorsque, chaque jour, le monde qui vous entoure, les injustices, les souffrances d’autrui ou les votre, vous prennent aux tripes.

Au lieu de ressentir et exprimer, je fuyais et taisais. Par peur des conséquences, par impuissance, par lâcheté. Alors pour me réconforter, pour oublier ces émotions, pour éloigner mes angoisses : je mangeais. Beaucoup. Vite. Jusqu’à ne ressentir que le mal-être d’avoir trop manger. Jusqu’à atteindre le moment où les seules émotions restantes sont la culpabilité et le dégoût de soi. Parce que c’était plus facile que de regarder en face mon inaction ou d’affronter mes peurs.

Surtout que pendant longtemps j’ai eu le sentiment d’être seule à ressentir « ça », mais aussi à penser comme « ça ». J’avais le sentiment que personne ne voyait notre monde avec le même regard, que j’étais décalée, pas normale. Alors, forcément, je voulais taire ces sentiments, ces convictions, ces combats.

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Depuis, j’ai trouvé des espaces d’expression dans lesquels je me sens plus à l’aise, avec des gens qui rejoignent mes indignations ou mes joies, et où je peux enfin m’exprimer, me sentir comprise et soutenue. Sur ce point, internet a été précieux. Non seulement, j’ai pu apprendre et m’exprimer (comme à travers ce blog), mais également engranger suffisamment de confiance pour que je parvienne à m’affirmer oralement (de la parole en petit groupe à la prise en main d’un micro lors d’une soirée débat).

Alors certes, c’est toujours difficile, c’est toujours violent d’entendre certains avis haineux, mais c’est aussi trouver des lieux confortables où des êtres formidables se retrouvent et s’apaisent mutuellement.

 

  • Avoir une identité et un fonctionnement auxquels me raccrocher

Encore une fois, ici, c’est aussi par rapport aux conséquences physiques de l’hyperphagie que je fais mention. Parce que oui, après des années de crises (et de régimes dangereux et vains), mon corps s’est lesté de dizaines de kilos supplémentaires. Comme je le disais dans un article précédent, mon poids est devenu un centre d’intérêt. Je suis devenue la grosse. Pourtant, je n’étais pas l’unique gro.s.se de mon entourage familial, mais c’est tout de même devenu une part de moi, parce qu’en dehors de ce cercle là, et bien effectivement, les gro.sse.s n’étaient pas légion autour de moi. Et lorsqu’on doute de sa légitimité et qu’on a aucune confiance en soi, et bien être « la grosse » c’est au moins être quelqu’un.

Aujourd’hui, je sais que j’ai peur de changer ce corps là, et surtout peur de ne plus être hyperphage. Bah oui, qu’est ce que je vais être alors ? Qui je vais être ?

Etre grosse m’a construite, être hyperphage aussi. J’ai grandi avec cela. Des années de mécanismes insidieux, de pression et jugements sociétaux, d’idées reçues, de déconnexions entre mes émotions et moi. Bref, des années de façon d’être et de vivre à remettre en question. Un fonctionnement certes bancal et parfois douloureux, mais familier. On dit souvent que l’on sait ce qu’on perd, mais pas ce que l’on gagne, alors pourquoi changer, peut-être que je tomberais sur un fonctionnement encore plus destructeur ?

Aujourd’hui, je ne trouve plus cette idée confortable, tout simplement car je n’ai plus cette vision de moi. Je ne suis pas qu’un corps, et surtout, ce ne sont pas des clichés, des injonctions ou autrui qui déterminent ce que je suis, ni ma valeur.

 

  • Avoir une validation de ma nullité

Dans une société où « tout est une question de volonté » où « un peu de sport et de volonté et c’est bon », où vous êtes responsables du fameux « trou » de la sécu (la fraude aux charges patronales remercie les gro.sse.s de tout prendre à leur charge), et bien oui, il est facile de se sentir nul.le d’être gro.s.se.

Alors lorsque vous êtes déjà convaincu.e.s d’être empoté.e et un peu nul.le, et bien ça devient une preuve que de toute façon vous ne valez rien, bah oui tout le monde le dit.

Aujourd’hui, c’est avec violence que j’ai réalisé tout ça. Violence et tristesse. J’avais tellement peu d’estime et de considération pour moi que je trouvais du réconfort dans tout ce qui pouvait me confirmer que je n’étais à la hauteur de rien. Je m’accrochais à ces « preuves » là, et je balayais tout le reste d’un revers de main. Ce point là n’est heureusement plus d’actualité, même si recevoir un compliment me gène beaucoup (et une petite voix dans ma tête n’y crois pas trop), je suis tout de même plus fière de qui je suis, et surtout je suis convaincue d’être quelqu’un de bien et d’estimable.

 


Après ces quelques points négatifs, c’est des points positifs qui viendront dans un prochain article.

Et c’est bien une certitude. Tout ceci fait partie intégrante du grand chapitre de la guérison. Parce que faire ce bilan a été difficile à dresser, pourtant, c’est avec un gros poids en moins que j’y ai mis le point final.

 

6 réflexions au sujet de “[TCA] Chapitre 3-a: 10 choses (plus ou moins) négatives liées à l’hyperphagie”

  1. La photo avec le scotch sur la bouche est vraiment puissante. C’est, encore une fois, un article magnifique avec beaucoup de sensibilité. Tu sais évidemment que tu as toutes mes pensées de courage pour ce chemin ❤

      1. Oooh c’est chouette ! Je vais faire ça ce week-end et essayer de le publier rapidement ! A tout vite 😘

  2. Un (deuxième) merci par ici 😘 Et c’est vrai que ce genre d’articles me permet de faire le bilan du chemin parcouru. J’ai d’autant plus hâte de finaliser celui sur les choses positives pour encore réaliser la force et la ténacité dont j’ai pu faire preuve. Encore merci 😘😘

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