Battre les pavés: Coimbra la belle rebelle.

Après une arrivée à Porto la veille, j’ai pris le train direction Coimbra pour deux jours et demi et entamer mes dix jours de vadrouille au Portugal. Entre découvertes et souvenirs.

Le trajet est rythmé par le wifi, la vue sur le Douro et l’affichage en temps réel de la vitesse du train. La traversée d’Aveiro me replonge instantanément dans des souvenirs de vacances d’été malheureusement bien enfouis et qui ne retrouvent plus aucun repères aujourd’hui tant la ville a changé. Mais voilà déjà l’arrivée à Coimbra qui se profile. La gare est un poil excentré de la vieille ville, et comme j’ai fait ce voyage au feelin, c’est un peu perdue que je cherche un bus pour me déposer non loin de l’auberge que j’avais repéré. Je monte parce que le nom sur la devanture est un nom de place connue, je me dis donc que c’est au moins la bonne direction. Sauf que le trajet me paraît biscornu, pas clair, je n’ai pas de repères sur quel arrêt vient de passer ou non, alors je descend un peu au hasard. Grâce à ma petite map et mon sens de l’orientation aiguisé, je me repère, traverse l’université et les rues pavées avec ma valise. Oui première (et dernière fois !) que je voyage avec une valise, et ce jour là, j’ai compris pourquoi mes sacs-à-dos sont toujours mes meilleurs alliés. C’est donc soulagée que j’arrive à l’auberge, surtout lorsque je vois qu’elle est au coeur de la vieille ville, sur une petite place tout aussi pavée que les rues. Check-in à peine réalisé que la valise est posée dans un coin, et mes jambes sont déjà en train de parcourir la ville. Je visite l’église Sé Velha et particulièrement son cloître pendant deux heures. C’est calme. Serein. Et la pluie finit de parfaire le tableau.

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Ensuite après une pause déjeuner digne d’un épisode Proustien mais avec un bol de riz, je crapahute dans cette ville inconnue. Je découvre des escaliers, des pentes, des muscles de cuisse au gré des rues, le nez en l’air à lire tous les murs. Parce que Coimbra y délivre nombreux de ces combats. Pas des luttes d’un temps passé, non des convictions actuelles, des revendications, de l’égalité. Un vent de liberté rebelle souffle sur la ville. Slogans et Las Repúblicas se mêlent aux pavés et maisons colorées avec une harmonie désarmante. La ville est déstructurée, parfois en ruine, parfois rénovée. Beaucoup ne la trouverait sans doute pas belle, parce qu’elle est bancale, délabrée, brouillonne. Mais je l’ai trouvé si vivante et intrigante.

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De plus c’est une ville très étudiante, alors les jeunes hantent ses rues, et ils participent (créent ?) cette atmosphère par leurs rires forts, leurs looks assumés, variés, de la tenue traditionnelle aux looks des plus colorés. La nuit tombe et l’ambiance reste aussi chaleureuse et suspendue, la musique s’invitant dans la rue.

Retour à l’auberge qui s’avèrera aussi vide que ma chambre aha. Un dortoir de 12 rien que pour moi, ce n’est pas si courant. Et la chambre a une vue sur l’église Sé Velha et la ville. C’est donc avec un son de carillon si particulier et familier que cette première journée s’achève.

 

Deuxième et dernière journée complète à Coimbra. Je file parcourir le coin de l’université qui est l’une des plus vieilles du monde. Sa cours est d’ailleurs impressionnante tant elle est vaste. Je n’ai pas réellement de photos car la foule était déjà bien présente ce matin là, entre les étudiants et les touristes. Je file ensuite direction Sé Nova la nouvelle église. Comme sa vieille soeur, elle possède un cloître. Et surtout, j’y retrouve cette odeur particulière. Je ne sais pas si ça tient des murs, des pierres ou des produits de ménage, mais cette odeur me renvoie des années en arrière lors de nos vacances estivales. Et il y a aussi ces os/dépouilles qui m’intriguaient tellement dans ma jeunesse et qui me laissent toujours aussi perplexe. Bien qu’agnostique, les bâtiments religieux me touchent toujours beaucoup car ils renferment toujours une histoire, une sérénité, une atmosphère propice à l’introspection.

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Je file ensuite me reperdre dans les différentes ruelles, choses que je ferais également le lendemain matin. Sous les crochets qui ont orné tellement de tables familières, d’un point de vue sur la vieille ville, au hasard de mille détours et de milles notes de musique qui s’élèvent dans la rue.

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Après ces quelques jours qui m’ont enchanté à Coimbra, c’est en train que je rejoins Lisbonne.

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. C’est ma ville ! <3
    Très jolie photos.

    1. Lair_co dit :

      Merci beaucoup :)

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