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Road Trip, Episode 1: Les kilomètres défilent, mon ressenti aussi.

1 mois. Entre 3 et 5 personnes. 1 van. 1 île. Des centaines de paysages qui défilent. C’était le deal.

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Au final, se sont rajoutés quasiment une dizaine de jours en plus sur l’île du nord à 2. Retour sur quelques impressions en différents épisodes.

OR GA NI SA TION !

Tout doit être organisé. Nos affaires, la cuisine, où dormir, comment dormir, qui conduit (spoiler alerte : jamais moi !), où aller, comment y aller, qu’acheter aux courses, quel repas faire, où et quand remplir le réservoir d’essence, faire la vidange d’eau, comment recharger nos appareils, ranger pour mettre la table pour manger, où s’asseoir pour le trajet, trouver des poubelles, quand se lever, quand racheter des bières.

Tout doit être organisé. Tout.

Et si, comme moi, vous avez l’habitude de vivre dans un joyeux bordel, l’atterrissage peut faire très mal. Et puis … on s’habitue. Vite, très vite, parce qu’il n’y a pas le choix. Il y a rarement un moment de répit, toujours quelque chose à chercher, à ranger, à nettoyer. Cela reste peut tout de même rester compliqué, parfois générateur de fatigue ou de tensions, puisque nous n’avons pas tous la même tolérance pour le désordre, les miettes, etc.

Pour les détails pratiques (stations essence, supermarché, aire de vidange, campings, etc.) nous avons utilisé l’application « Campermate » un must qui renseigne également sur les points wifi, les points d’intérêts, et le tout avec des commentaires de voyageurs qui vous permettront parfois de beaucoup beaucoup rire.

Pragmatisme pratique : l’hygiène pour tous

Un des points les plus compliqués du road trip, celui qui au final demande le plus d’organisation et de franchise. Il y a l’organisation quotidienne avec la recherche de toilettes (car oui, personne n’utilise ces foutus toilettes chimiques des vans self-contained !), qui demande quelque part une certaine synchronisation générale. Un point trèèèèès important est toutefois à souligner, car oui, cette conversation vous l’aurez forcément avec les autres voyageurs à un moment donné. En Nouvelle-Zélande vous trouverez des toilettes quasiment partout, même au milieu de chemins de randonnées bien perdus. La magie de la nature sauvage en somme. Les toilettes « dures » sont généralement bien propres, les toilettes sèches à ambiance olfactive aléatoire (parfois très … piquante !), mais tout ceci est extrêmement pratique !

Pour les douches, bon, on a vite appris à être coulant, il faut croire que ça ne demande pas tant d’efforts que ça aha! 6 douches en 30 jours. Record sans douche : 8jours. La toilette de chat et les lingettes deviennent routinier, et les cheveux ne connaissent qu’une posture : bien attachés.

Les bons comptes font les bons travel mates:

Pour les dépenses, l’entrée dans la team de l’application « Tricount » nous a sauvé bien des heures de petits bouts de papiers, calculs, divisions, chipotage et a bien facilité les choses. Un peu de discipline et le tour est joué, chacun connait son budget, son retard ou son avance.

Un nom, mille et une pratique :

Faire un roadtrip était un vieux rêve, vous savez cette image des cheveux aux vents sur la route 66, un parfum de Telma et Louise (le destin tragique en moins), la musique et les rires. Mais au final, je n’avais jamais vraiment réfléchi à ce qu’était un roadtrip de façon pratique. Naïvement, je n’étais fixée que sur ce sentiment de liberté, de Carpe Diem suivant la météo, la possibilité de tout voir sans limites. Mais … non. Il a donc fallu se mettre très vite d’accord sur la vision commune que l’on aurait du roadtrip. Il faut donc aussi faire avec les aléas des autres, leurs attentes, leurs possibilités, leurs contraintes. Et c’est parfois bien agaçant (genre quand quelqu’un n’a pas de sac de couchage…)(ou le vertige)(oui ça c’est moi aha), mais ça permet également de définir les contours et limiter les éparpillements. Car oui malgré la frustration, il faut rester pragmatiques et réalistes, on ne peut pas tout faire, pas tout voir. Jamais. Même en y restant des années, il y aura toujours ce bout de cailloux qui vous avait échappé, ce lac que vous ne connaissiez pas, cette forêt non explorée. Si on rajoute en plus la météo aléatoire qui fait d’un paysage un enfer, un conte mystique ou une plage de rêve, on comprend bien qu’il est nécessaire de vite intégrer que voyager c’est admettre de aussi passer à coté de beaucoup de choses. C’est difficile, mais obligatoire. 

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Et surtout, n’oubliez jamais de regarder derrière aussi ;)

On est tous assez vite tomber d’accord sur le fait qu’on voulait en voir un maximum mais pas uniquement sur la route ni en bord de route. Une vraie volonté de randonner, de se perdre sur des sentiers et se sentir tout petit au milieu d’immenses paysages. Et je pense que l’on a réussi à trouver cet équilibre entre les kilomètres qui doivent forcément défiler sous les roues du van, mais aussi sous nos pieds et avec nos souffles. Et ça, c’est chouette.

Pour la route, je ne l’avais pas anticipé. Oui, oui vous avez bien lu. Au delà des contraintes et limites que j’avais probablement sous-évalué, c’est bel et bien la composante « route » en tant que paysage qui n’entrait pas dans ma conception. Et quelle claque. Positive la claque. Extremement positive. Le nombre de « waouh » de « c’est trop beau », de bouche scotchée devant ces nombreuses routes spectaculaires, saisissantes, désertes. Mais aussi devant cette liberté, ce côté grisant de voir les kilomètres et les paysages défilés. Et aujourd’hui je regrette d’ailleurs cette partie. De ne pas avoir pris plus de photos de ces routes, ce n’étaient pas des moments suspendus, c’était un véritable film. Chaque seconde était différente, chaque virage dévoilait une surprise, une lumière, une ombre, un nuage, une averse, du brouillard, des feuilles qui volent, de la neige qui tombe, de la pluie qui ploc sur le toit. Il se passe toujours quelque chose sur la route.

Le partage à distance

Nous avions donc loué un van pour le mois de septembre afin de sillonner les routes de l’île du sud. L’hiver étant encore là, il n’y avait pas foule ni sur les randos, ni dans les campings, ni même sur les routes. Pourtant, parfois, il nous arrivait de croiser des gens ayant loué un véhicule de la même agence. Et là, très vite, il y a cette façon de se saluer entre voyageurs, entre appels de phare, salut de mains et grands sourires, il y a ce sentiment de partage, de vivre la même aventure sans jamais se rencontrer, sans jamais se connaitre, mais de ressentir brièvement cette même émotion chaleureuse.

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C’était bien beau quand même !

A bientôt pour la première fournée de photos des 5 premiers jours :D

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2 thoughts on “Road Trip, Episode 1: Les kilomètres défilent, mon ressenti aussi.”

  1. Ah, les émotions des road trips sont sublimes et inoubliables… Je comprends ton ressenti quant à la route, j’appréhendais un peu la première fois (des souvenirs de voyages en voiture interminables quand j’étais enfant…), et puis la magie de la route a opéré…
    Bon, et sinon de manière plus terre à terre : Tricount, c’est juste trop bien :-)

  2. ça donne envie !
    Je te rejoins sur le fait d’accepter qu’on ne pourra pas tout voir, c’est dommage, mais c’est comme ça… Mais on reviendra, hein ! (ou pas ^^)

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