Récit 15 jours de road trip entre inconnus – Partie 3 : Des Coromandel à Kerikeri.

Nous quittons doucement les Coromandel et après une halte à Auckland, nous reprenons la route direction la péninsule la plus au nord de la Nouvelle-Zélande.

Au programme :

  • La Waipu cave (entrée gratuite) remplie de Glow worms
  • Des cascades encore et toujours
  • Des forêts avec des Kauri (des arbres à troncs très larges qui peuvent atteindre dix mètres de haut et dont il ne reste que peu de spécimens aujourd’hui suite à la déforestation massive de la Nouvelle-Zélande et l’arrivée )
  • Une nuit dans une ancienne prison à Whangarei (très très cool)
  • Une nuit dans une sorte d’ancien cottage hyper kitsh à Whangarei
  • Une piscine naturelle formée à marée basse (Mermaid Pool)
  • Des jolies profondeurs d’eau
  • De jolies couleurs d’automne
  • De beaux points de vue

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Nous voici donc arrivée au terme de ces jours de voyage, non sans un pincement au cœur. Comme je le disais lors de mon bilan des 3 mois, quelque chose a changé à ce moment. Et j’en vois les résultats jour après jour. Des le premier jour dans la voiture, j’ai senti que quelque chose avait bougé. J’ai parlé, parlé encore et encore avec Maribel. Des échanges de cultures, de points de vue, de ressentis, d’expériences, de projets. Tout ça en anglais. Sans appréhensions. Naturellement. J’ai aussi parlé en backpacker, de moi-même ou avec la présence des autres, en français ou en anglais. J’ai ri avec ces inconnus, échangé des expériences de Nouvelle-Zélande ou d’ailleurs. Était-ce si terrible ? Était-ce si compliqué ? Non. Était-ce enrichissant ? Était-ce léger, simple et générateur de bonne humeur ? Définitivement.

Nous avons ensuite continué le voyage entre français. Et j’ai alors réalisé pourquoi il était parfois difficile pour moi de me lancer, de parler. La peur de l’attachement. La peur de la séparation. C’est exactement ça que j’ai ressenti, la frustration de ne laisser l’histoire inachevée. On s’attache, on se prend d’affection, on partage des sentiments tellement inhabituels, hors du temps et de notre quotidien. J’étais, et je suis, sans repères ici. Nouveau pays, nouvelle langue, nouveau rythme. Un logement différent parfois chaque jour, des familles, des tas de rencontres différentes. De l’énergie puisée pour avancer, pour rester positive et prendre la vie comme elle vient, pour essayer de ne pas angoisser, stresser, anticiper. Alors quand on tombe sur des personnes avec qui le courant passe, avec qui la complicité se crée, les barrières tombent, et on se laisse aller, on accélère et on livre tout ce qu’on peut pour ne pas rater une once de partage, pour ne pas rater ni seul rire échangé ni une seule piste de réflexion. Et c’est ce qui est arrivé ici, et ailleurs aussi plus tard. De très bons moments, de très beaux souvenirs. Il y en aura des gens à revoir une fois rentrée. Des gens à revoir en France ou ailleurs. Mais à revoir, c’est certain.

Après ces quelques 2000 km avalés ensemble, nos routes se sont donc séparées. Je suis restée quelques temps à Kerikeri dans le Northland, dans un backpacker, le temps de me retrouver. De marcher de nouveau seule, de prendre mon temps pour les photographies. Et là bas aussi, j’ai discuté, appris, grandi. Et puis j’ai décidé de retrouver un HelpX dans une famille pour quelques temps, pour y passer mon anniversaire. Et c’est chose réussie. J’ai pris la route direction New Plymouth et son fameux Mt Taranaki.

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Kenza dit :

    Tes photos sont magnifiques ! Tu devrais inscrire ton blog sur Geo ou Hellocoton pour leur donner le retentissement qu’elles méritent :)

    1. Lairco dit :

      Oh bah merci beaucoup pour ce compliment :)

  2. Les Bazos dit :

    Top tes photos ! On a pas du tout réussi à capturer les glowworms comme on le voulait nous ^^

    Ta réflexion est bien vraie. Quand tu es à l’autre bout du monde, tout est plus urgent, on a pas le temps de prendre des pincettes. Et je crois que c’est ça qui est beau aussi, la force de ses rencontres là, qu’elle soit faites pour durer ou plus éphémères !

    A.

    1. Lairco dit :

      Merci !
      Pour les Glow worms, c’est la seule photo potable du lot, c’est pas fameux comme ratio ! Mais je ne perd pas espoir de faire mieux si l’occasion se représente, même si malgré tout ça reste de rester les yeux ébahis dessous et de crapahuter dans la boue des caves :P

      Et effectivement, l’urgence, le temps compté ça rend aussi ces rencontres belles puisqu’on donne tout ce qu’on peut sans trop réfléchir. C’est juste encore difficile d’accepter de lâcher prise, d’accepter qu’on a quasiment aucune emprise sur ce temps compté :)

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