Récit de 15 jours de road trip entre inconnus – Partie 1 : Wellington – Hamilton

Je vous quittais à Napier début mai (oui bon, on ne va quand même pas souligner mon retard à chaque fois)(Si ?)(Bon ok). Après ces quelques jours de repos post-HelpX à profiter d’un temps plutôt clément, j’ai pris le chemin de Wellington, avec un rendez-vous au bout : rencontrer un couple de français avec qui je vais finalement voyager 15 jours à travers l’île du Nord.

Grâce au site HelpX, j’ai découvert une section « Companions » dans laquelle il est possible de poster une annonce pour trouver un compagnon de voyage. On peut également entrer en contact avec d’autres Helpeurs ayant posté une annonce. L’envie de voyager, sillonner les routes sans la contrainte du bus me tiraillant un peu après plus de deux mois et demi d’HelpX, et l’envie également de faire plus de rencontres « long terme » m’ont convaincu de me lancer, surtout après une phase un peu difficile à la mi-avril. Toujours dans une optique d’améliorer mon anglais, j’ai d’abord concentré mon attention sur les annonces de non francophones. J’ai d’ailleurs contacté une allemande mais nos dates ne concordaient pas, du coup, forcée d’admettre que beaucoup de français ont pris le chemin de la Nouvelle-Zélande, j’ai quand même tenté le coup, tant pis pour l’anglais le voyage d’abord !
J’ai donc lu l’annonce de Jennifer et Mathias, elle m’a plus, hop j’ai envoyé. J’ai ensuite rencontré Mathias à Wellington pour voir si ça pouvait coller, autant d’un point de vue technique (itinéraire, financier) que de l’ordre du feeling. Du coup, banco ! On partait deux jours après. Mais on ne partait pas entre français, Maribel nous a rejoint. Une péruvienne et 3 français en direction du nord.

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Musée Te Papa et exposition de Peter Jackson

Du coup, j’ai pu voir un peu de Wellington, sous la grisaille principalement, et son fameux musée Te Papa. Ce musée est immense, brouillon, loin du calme religieux des musées français (des enfants qui courent, hurlent, tout va bien)(oui côté snob jusqu’au bout). Il y a plusieurs sections :
– Une sur la faune néo-zélandaise, à grand renfort d’animaux empaillés ou des reproductions je ne sais pas trop, de fourrures, d’ossements etc., et où un corps de calmar géant est exposé non sans fierté …
–   Une section terre/feu/eau où l’histoire géologique de la Nouvelle-Zélande est racontée. Mouvements des plaques tectoniques, histoire volcanique, grands épisodes d’intempéries et simulateur de tremblement de terre au programme.
–   Une section sur l’art maori avec des Marae
– Une section histoire sociale de la Nouvelle-Zélande complètement fourre-tout (vraiment) mais avec de très belles parties notamment sur les luttes sociales, les immigrations de réfugiés (les photos, citations et l’évolution chronologique sont saisissantes !).

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Lors de ma visite, une exposition temporaire de Peter Jackson sur la Première Guerre Mondiale avait lieu. C’était une expo plutôt joliement réalisée, même si le message qui s’en dégage me laisse un peu de marbre. « Never again » « We will remember them » c’est très bien, je dis pas, mais la guerre est toujours d’actualité dans beaucoup de lieux du globe, il serait de bon ton de s’en souvenir aussi …

Je garde vraiment une impression mitigée du musée. Il y a des choses très intéressantes, mais je garde le sentiment d’un lieu très tape-à-l’œil où beaucoup de problématiques sociales sont passées sous silence (racisme, inégalités sociales), et comme dans d’autres lieux, je garde cette sensation que la culture maorie est désormais un argument commercial qu’il est de bon ton de mettre en avant …

Le retour à Wellington était aussi synonyme de retour en backpacker, et donc le retour des angoisses et des doutes vis-à-vis de moi-même. Ajouter à cela l’idée de partir en voyage avec des inconnus : cocktail de défaitisme et d’appréhensions maximum. Pourtant, ces deux soirs à Wellington ont été marqués par une chouette rencontre, un couple d’anglais qui partageaient mon dortoir. Et nous avons beaucoup échangé, ri, parlé de nos expériences ici, mais aussi ailleurs (l’arachnophobie ça crée des liens aha). Du coup, n’aurais-je pas pu à ce moment-là déjà sentir que quelque chose avait changé ? Sans doute :)

Découvertes de Wellington à Hamilton

Bref, ensuite, c’est le départ à 4. Et nous découvrirons pendant ces premiers jours de grisaille :
– D’une vieille église en bois dans le centre-ville de Wellington
– De Whanganui, Foxton, Patea, New Plymouth, Waitamo, New Plymouth
– Du phare de Cap Edgemont (où on était suppose voir le Mont Taranaki derrière, mais à la place nous avons pu voir un sublime temps annonciateur de beaucoup de pluie. Joie, joie, joie.)
– De la plage et de la mer
– De la campagne verdoyante
– De la forêt
– Des swing bridges
– Des caves avec ou sans glow worms, plus ou moins grandes ou obscures
– Des falaises impressionnantes
– De la pluie, de la grisaille, du beau temps, du frais, du moins frais
– Des dizaines de rivières
– Un musée (celui de New Plymouth)
– Des petites randos
– Un bateau échoué
– Une ascension de petite montagne bien éprouvante pour les genoux et mon petit cœur souffrant de vertige

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Voyager entre inconnus

A côté de ces découvertes visuelles, c’est aussi la découverte humaine qui entre en jeu. Je ferais un bilan de ces moments avec mes co-voyageurs, mais aussi de moments vécus en backpack de mon côté à la fin. Mais là, je voudrais tout de même parler de la découverte que fut l’aventure couchsurfing pour moi. En effet, je connaissais de nom le principe (un hôte vous accueille chez lui sur son canapé théoriquement de façon gratuite), mais je n’en connaissais pas les autres possibilités. On peut en effet participer au couchsurfing sans impliquer son logement (ou le logement d’autrui) dans l’histoire et se contenter de faire des rencontres dans des bars, proposer des échanges linguistiques, ou encore faire découvrir la ville à quelqu’un. Du coup, je pense qu’en rentrant je vais tenter (si la sociabilité ne m’a pas quitté d’ici là) de participer de cette façon là, qui me semble être le bon compris entre la possibilité d’entretenir mon anglais, de découvrir autrui et faire découvrir ma ville/culture et mon incapacité à imaginer des gens venir vivre chez moi !
J’ai donc pu grâce à Maribel qui utilise beaucoup le couchsurfing dormir deux fois chez des hôtes. Et ce fut ma foi des expériences … intéressantes. Je ne détaillerai pas forcément, mais on m’a dit (les autres avaient déjà tous fait du couchsurfing) que j’ai vu le pire et le meilleur. Je suis parée.

Du coup, à bientôt pour la partie 2 !

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Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Les Bazos dit :

    Bon voyage ! Si tu as l’occasion de passer par Kawhia et sa hot water beach, n’hésite pas, c’est top ! Et Raglan <3

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