Pas timides en 3 jours et demi à Auckland

Bon soyez prêt, ça va être fou fou. Non je plaisante, ce n’est ni l’éclate, ni la grande aventure.

Je vous quittais donc dans le précédent post (oui ok il a que quelques minutes d’avance, mais je l’ai écrit bien avant oh hein !), en sortie d’aéroport. C’est donc presque machinalement que je me dirige vers la navette qui va m’emmener depuis l’aéroport jusqu’à mon auberge. Sur la route, c’est assez étrange, je ne réalise pas où je suis, ni ce que je viens y faire. Je suis juste là, le mini-van avance. Voilà.

J’arrive à l’auberge sous une pluie battante, non un orage incroyable. Ca mouille, ça mouille et la grenouille elle a juste envie de te dire « je t’emmerde ». Après une rapide visite des lieux (encore un lit en hauteur raaah, et en plus le lit qui grince le plus au monde, c’est simple tu le frôles, il grince. Un bonheur), hop une bonne douche et une première visite de la ville sous la tutelle d’un ami d’une amie. C’est étrange (oui étrange sera LE mot), je marche, découvre, lève les yeux (beaucoup de buildings), sort mes lunettes de soleil, imagine déjà les brûlures au deuxième degré, sans vraiment réaliser, ni où je suis, ni ce que je vais y faire. Après deux bonnes heures à arpenter cette rue bien trop pentue pour être vraie, je file faire quelques courses, puis je rentre à l’auberge. Je rencontre des français, notamment une avec qui je vais plutôt bien discuter. Et je vais lutter jusqu’à 1h du matin pour prendre le rythme et limiter au maximum les dégâts du décalage horaire.

Samedi, réveil matinal, 7h et des poussières et les yeux sont déjà bien ouverts. Ici les nuits sont fraîches donc c’est plutôt agréable pour dormir après des journées bien chaudes. Aujourd’hui c’est direction la poste pour demander mon numéro IRD (nécessaire pour travailler) et voir si une ouverture de compte en banque est possible. En arrivant à la dite poste (après bien trop de montées pour ne pas finir en sueur), c’est le drame, une queue immense. Bref, je prends mon heure en patience (Comme quoi, on peut critiquer la poste française, mais tout n’est pas plus vert ailleurs hein !), et finalement je fais ma demande. Sans encombres. Par contre pour le compte là ça se complique. Il faut savoir qu’ouvrir un compte en banque en NZ est très facile et rapide, à une seule condition, avoir un justificatif de résidence. Sauf qu’avec le temps, les justificatifs acceptés sont peu évident à avoir pour un pvtiste (bien souvent une attestation d’auberge ne passe pas, en tout cas dans les 2 KiwiBank que j’ai fait, c’était niet). Bon, tant pis, je file chercher un numéro de téléphone NZ c’est toujours ça de fait de cette journée.

Ensuite, vu la force du soleil, et la chaleur ambiante, je passe le repas de midi ainsi qu’une bonne partie de l’après-midi sous l’ombre d’un arbre au milieu du parc universitaire. Auckland est sincèrement une ville qui se prête à la relaxation. Des parcs ombragés, du calme, et vu la fréquentation des parcs pour y dessiner, lire, faire une sieste, se retrouver entre amis, en famille, y jouer un peu de musique, etc., ce n’est pas une activité réservée aux touristes de passage.

Le soir venu, c’est dans ce même parc que je file assister à un festival de lanternes chinoises et y manger un petit plat de nouilles végé.

DSC_0218
Mon premier manchot.

Le dimanche, il est tout à fait possible de continuer à s’occuper de détails administratifs ou de faire ses courses/shopping vu que tout est ouvert, parfois seulement le matin, mais tout de même. Bon en même temps pour les courses, il existe même des 24/24 donc pas de panique pour acheter de la bière. Mais j’ai choisi de m’aérer un peu l’esprit. Mine de rien, depuis mon arrivée, je scrute les annonces de HelpX (un système un peu comme le Woofing mais qui ne se limite pas qu’aux fermes bio, basé sur quelques heures de travail contre le gite et le couvert), et entre l’angoisse de ne rien trouver, et l’angoisse de trouver mais de ne pas être à la hauteur ou à côté de la plaque, on peut dire que mon cerveau n’a pas eu beaucoup de repos. Je décide donc de monter faire un tour au sommet du Mt Eden, le fameux ! C’est donc après environ 1h de marche que j’arrive au sommet de ce cratère qui permet d’avoir une vue à 360° sur toute la ville d’Auckland. Et le moins qu’on puisse dire c’est que la ville est effectivement bien étendue. J’avais prévu d’y pique-niquer avec un bouquin, mais c’était sans compter sur l’absence d’arbres sous lequel se protéger du soleil. Donc malgré ma protection solaire indice 50+ protection 8h, je décide de redescendre et de poser mon houmous à Auckland Domain à l’abri d’un arbre et tout ça en profitant de groupes de musique en plein air. Le parc est bien animé, nombreux sont les familles/amis/personnes seules venus s’y détendre et profiter du beau temps à l’ombre des palmiers et autres arbres.

DSC_0289

Puis je rentre à l’auberge et le soir c’est un petit feu d’artifice qui est visible directement depuis l’auberge. Et enfin, niveau boulot ça se décoince. J’ai une piste de HelpX qui se profile, demain c’est le coup de fil afin d’en savoir plus/ se mettre d’accord.

Lundi matin : sur le pied de guerre. Aujourd’hui, il faut ouvrir mon compte, et puis passer le coup de fil pour le HelpX dans l’après-midi. L’ouverture du compte en banque est une galère sans nom, certaines banques n’acceptant pas les attestations d’auberge comme preuve de résidence, les autres ont les créneaux de rendez-vous (nécessaire pour ouvrir le compte) sont pleins jusque dans deux semaines ! Après 7 refus (Patience, patience), je me décide à rentrer en me disant « tiens il y a une agence pas loin de l’auberge, ça sera mon dernier test, sinon ça sera dans une autre ville », et là bingo ! RDV possible pour le lendemain. Enfin ne vendons pas la peau de la pomme avant de l’avoir croqué, rien n’est encore fait !

Sinon, l’appel tant redouté est arrivé. J’ai donc pris contact avec Helen qui vit près du Mt Maunganui et qui propose un HelpX pour l’aider dans les tâches quotidiennes et notamment pour s’occuper de son fils. On devait se rappeler en fin d’après-midi pour se mettre d’accord sur mon heure d’arrivée et donc c’est bon le rendez-vous est pris ! Je décolle donc d’Auckland jeudi matin et je pars pour deux semaines à vivre avec et au rythme d’une famille kiwi. Le vrai test va commencer, comment m’adapter à tout cela ? Va-t-on réussir à se comprendre ? La cohabitation va-t-elle être agréable ? Vais-je pouvoir découvrir du pays malgré mon absence de voiture ?

DSC_0300

Réponse la semaine prochaine, d’ici là, je vais profiter de mes dernières journées ici pour ouvrir mon compte en banque si possible (OUI BON OK JE ME REPETE UN CHOUILLA), et peut-être faire une excursion sur une des îles autour d’Auckland.

Ah et une dernière chose. Un drôle (j’ai changé de mot na na na) de sentiment m’habite. J’ai l’impression d’être partie depuis plusieurs semaines déjà. C’est fou, ça fait à peine 3 jours et demi que je suis arrivée (5 jours que je suis partie de France) et pourtant c’est comme si je perdais mon temps à rester ici, comme si mon PVT allait se terminer dans quelques mois sans que je n’ai encore rien vu. Je pense que c’est lié à mon impatience de quitter l’auberge de jeunesse (ce n’est pas franchement là que la timide que je suis puisse se sentir à l’aise aha), et à trouver quelque chose à faire, mais aussi au fait que pour l’instant je n’ai rien vu du pays. Auckland n’est pas moche, mais c’est une ville, et je suis venue ici pour de grands espaces, pour des paysages époustouflants. L’impatience aurait-elle un drôle de pouvoir sur le temps ?

Ah oui une dernière chose. L’été c’est cool, hein. Les nectarines, les abricots, le bronzage, les BBQ, les glaces toussa toussa, mais euh… les moustiques on en parle ? … Mes jambes ressemblent approximativement à un champ de bataille mi rose mi jaune. C’est affreux. Et ça démange. Beaucoup.

Et enfin, je sais que vous attendiez tous de connaître le dénouement. Oui j’ai trouvé de l’houmous. Bon ils ne lésinent pas l’ail dans « l’original », mais le top, c’est qu’il y a encore moult sortes à tester !!!!

Ka Kite (A bientôt en Maori, enfin je crois. Ouais bon, t’façon vous ne pourrez jamais vérifier)

P.S: Pour attester de l’état de panique et de perdition dans lequel je suis, je ne fais quasiment pas de photos c’est dire.

Publicités

Un avis, une critique ou un petit mot d'encouragement ?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s