Carnet de voyage, Nouvelle-Zélande, Pensées et blabla, Réflexions

Je perds la raison chaque fois que j’vois Suzon c’billet d’avion !

Et voilà !

A 15 jours tout rond du départ, la phase panique intense est enclenchée !

Passeport, visa, permis international, assurance sont prêts. L’auberge où je vais passer mes premiers jours est en passe d’être réservée. La liste des préparatifs matériels s’allonge, et bien évidemment, la balance entre ce que je qu’il faut emmener et ce que j’aimerai emmener n’est pas encore bien équilibrée. La peur d’oublier quelque chose d’important se mêle donc au regret d’emporter des choses encombrantes et inutiles (ce qui arrivera forcément vu mon incapacité à trier!).

Ce n’est pas tellement naturel de faire sa valise pour un an, d’envisager toutes sortes de situations plus ou moins réalistes pour déterminer si oui ou non ce pack de 15 cartes postales anciennes saura me sortir d’une situation problématique (non)(Oui je l’ai envisagé)(Ne me jugez pas, c’est la fièvre)(Ou la bêtise)(Bref). Je sais que je ne suis pas réaliste, carrément angoissée, et donc j’envisage des objets dont je me fous au quotidien, jusqu’à cause de cette fameuse pression du « Oui mais si ».

Le au-cas-où, la plaie du voyageur !

Il me reste quelques besoins matériels à combler (la trousse à pharmacie, quelques petits objets pratiques), mais l’essentiel est déjà là. Le plus gros reste à faire cependant, tout faire entrer dans trois sacs.

N’est-ce-pas ça le vrai défi ?

Trois sacs. Vingt mille affaires. Ca sent le tri n’est-ce-pas ?

Au-delà des considérations matérielles, la sensation d’avoir pris une décision beaucoup trop grande pour mes épaules se fait sentir. Quelle idée de partir à l’aveuglette, sans repères ni certitudes aussi loin et pour une durée envisagée aussi longue ?

Il y a des raisons pragmatiques derrières tout ça (le dépassement de soi et de ses peurs, l’envie de découvrir une autre culture, un autre pays, la volonté de bousculer mes habitudes et mon confort de fonctionnement, le besoin de me connaître, l’aspiration à maîtriser l’anglais sans appréhension, cette quête de confiance et de courage), mais elles sont rapidement envoyées dans les roses par les réflexes de repli. La crainte de me planter et l’angoisse de ne pas être à la hauteur valsent dans mon cerveau. Et si je n’arrivais à me débrouiller ? Et si je n’arrivais à surmonter ma timidité ? Et si je me noyais dans la solitude ? Et si je ne parvenais pas à m’habituer à un autre environnement, d’autres habitudes, d’autres cultures ? Et si j’oubliais comment parler anglais ? Et si je me perdais au milieu d’une boutique de parfumerie dutty free ? Et si je ne trouvais pas d’houmous là bas ? Ou pire, et si je tombais amoureuse de ce pays ?

Parce que oui, paradoxalement, je suis aussi animée d’un impatience folle, pas tellement pour le voyage en tant que tel, mais pour tout ce qui va en découler, car forcément, des révolutions vont se créer. J’ai hâte de découvrir l’impact de ce voyage sur moi, je suis pressée de pouvoir dresser un bilan de cette expérience. Et ça m’agace un poil de ressentir cela, parce que ce qui importe c’est ce que je vais vivre, pas la finalité non ? Mais je mets ça sur l’absence de projection possible, sur mon incapacité à imaginer ce que je vais faire, ce que je vais voir, ce que je vais ressentir, ce que je vais vivre. En un mot, l’incertitude brouille tout. Mes espoirs, mes angoisses, mes envies. Tout.

Cette ambivalence est donc perturbante et stressante. Pourtant je dois me concentrer sur que ce qui me motive. Ma soif de découverte m’a poussé à cliquer sur cette demande de PVT. Ma soif d’ailleurs m’a encouragé à valider ces billets d’avion. Ma quête de liberté et de moi-même m’attend là bas.

En bref, j’ai à la fois peur et hâte que ça arrive.

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1 thought on “Je perds la raison chaque fois que j’vois Suzon c’billet d’avion !”

  1. Avoir peur c’est sans doute le meilleur de tous les carburants et pourtant s’il y a une chose dont je suis certaine, c’est que je n’ai pas peur pour toi.

    Parce que quoi qu’il arrive, quelles que soient les décisions que tu doives prendre, quels que soient les événements que tu rencontreras, tu sauras tout affronter.

    Tout comme tu sauras profiter de chacun des instants qui s’offrira à toi. Parce que tu as en toi une force que tu ne soupçonnes pas.

    Je suis pressée que tu la découvres.
    Je suis impatiente que tu te surprennes.

    Je suis incroyablement heureuse et fière.
    <3

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