Carnet de voyage, Islande

Jour 0: Pas de photos !

15h00 : embarquement immédiat dans le TGV numéro 5162 direction l’aéroport Charles de Gaulle. C’est donc toute angoissée que je prends place dans mon siège numéro 25 côté fenêtre. J’ai l’impression de détenir un petit secret, de vivre une vraie aventure en catimini. 2h de trajet. Les phases d’endormissement ne sont pas de tout repos car elles sont ponctuées de coup de stress « ai-je bien pris ma carte d’identité ? », « où sont mes cartes de crédit ? », « mes bagages ne seront pas trop lourd ? », « mon portable, mes cartes SD, mes chargeurs ?? ».

C’est dans ces moments là que tu réalises que parfois tu as quelques TOCs quand même.

Arrivée à l’aéroport, la longue phase d’attente va commencer. Arrivée à 17h30, décollage prévu à 22h35. Après avoir pris la navette, j’arrive au terminal 1 où je commence à avancer l’air un peu perdu. Et là je fais connaissance avec mon compagnon pour les 3 prochaines heures: le sol. L’ouverture du comptoir d’enregistrement (en retard) remet un peu d’animation, puis la sécurité, et enfin la dernière ligne droite : l’attente de l’embarquement. Repas du soir et zou. Installation côté hublot et c’est parti pour 3h30 de vol. Je ne réalise vraiment pas que je pars pour 15 jours en solo autour de cette île magique qui m’a toujours fait rêver. L’Islande. 3h30 qui me sépare de l’aventure la plus folle que je n’ai jamais vécu. Pour calmer ce mélange d’excitation et d’insouciance, je me crée une playlist musicale et hop j’oscille entre le pays de Morphée et l’observation du ciel.

2h du matin heure française, c’est l’arrivée. Relever son siège, ouvrir le hublot, relever les tablettes. Et là, magique. Je suis du bon côté, celui qui permet de voir grandir et s’approcher cette île si particulière. Et c’est donc des îles, des volcans, des déserts que je survole. Je suis bouche bée. Admirative. Effrayée. Impatiente.

Après un atterrissage réussi, je file récupérer mon sac-à-dos, je pars acheter mon billet de navette qui m’emmènera au camping de Reykjavik, je retire de l’argent au distributeur, je monte dans mon bus après avoir humé le premier air islandais à 7° et hop, comme une grande je file direction ma première (courte) nuit de camping.

Le trajet en bus se passe tranquillement, je rencontre un prof de médecine islandais qui me fait la conversation pendant les 40 minutes, en me racontant l’histoire du pays, de la géologie. Un échange intéressant et un message encourageant et flatteur « Oooh you did that by yourself, wah that’s very brave ! ». Une jolie rencontre.

Et puis le premier dépaysement intense. Le jour en pleine nuit. Il est 00h30 du matin heure locale (2h30 en France) et pourtant la lumière est toujours là comme une aube permanente. Même en  installant ma tente (premier montage officiel, en condition de terrain) à près de 2h heure locale, la nuit ne tombe toujours pas. C’est donc la première nuit sous la tente, masque sur les yeux et saucissonnée dans mon sac de couchage qui me tend les bras.

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